Conseil digital pour PME de vente de produits et services, par deux dirigeants du e-commerce
Visibilité IA · 20 septembre 2026 · lecture 7 minutes

Que répond ChatGPT quand on lui parle de votre entreprise ?

Une part croissante de vos acheteurs commence par interroger une IA avant d'ouvrir Google. Le test prend cinq minutes et il donne l'un de trois résultats : vous êtes cité, vous êtes cité de travers, ou vous n'existez pas. Le troisième cas est le plus fréquent chez les PME industrielles, et il ne se corrige ni en payant, ni en ajoutant des mots-clés.

Faites le test avant de lire la suite, l'article sera plus utile.

Cinq minutes, trois questions

Ouvrez ChatGPT, puis Perplexity, puis Copilot si vos clients sont sous environnement Microsoft. Posez à chacun les trois mêmes questions, en français :

1. « Quels sont les principaux fournisseurs français de [votre produit précis, pas votre catégorie] ? »
2. « Que peux-tu me dire sur [nom de votre entreprise] ? »
3. Une vraie question technique que vos clients vous posent au téléphone. Par exemple : « comment choisir entre une vanne à boisseau et une vanne papillon pour un circuit vapeur ».

Notez les noms qui sortent. Notez si vous en faites partie.

Comment lire ce que vous obtenez

Vous n'apparaissez nulle part. Le cas le plus courant. Vos concurrents cités ne sont pas forcément plus gros que vous : ce sont ceux dont les pages répondent à des questions, et dont le nom apparaît ailleurs que sur leur propre site.

Vous apparaissez avec des informations fausses. Un effectif d'il y a huit ans, une gamme que vous ne fabriquez plus, une adresse périmée. C'est plus embêtant qu'une absence, parce qu'un acheteur qui lit ça ne vérifie pas.

Vous apparaissez correctement. Refaites le test dans trois mois. Les réponses bougent, et rien ne garantit que la vôtre tienne.

Faites attention à un biais : si vous êtes connecté à votre compte et que vous interrogez souvent l'outil sur votre propre entreprise, il peut vous la resservir. Refaites le test en navigation privée, ou depuis le téléphone d'un collègue.

Les trois facteurs qui déterminent la réponse

1. L'IA peut-elle entrer chez vous ?

Les robots des IA se déclarent sous des noms précis : GPTBot pour OpenAI, ClaudeBot pour Anthropic, PerplexityBot, Google-Extended. Beaucoup de sites les bloquent sans le savoir, parce qu'un prestataire a durci le fichier robots.txt il y a deux ans, ou parce qu'un module de sécurité filtre tout ce qui n'est pas un navigateur.

Tapez votre domaine suivi de /robots.txt dans votre navigateur. Si vous y lisez ces noms suivis d'une interdiction, vous avez fermé la porte. La rouvrir prend dix minutes et ne coûte rien.

Décision à prendre avant, toutefois : certaines entreprises préfèrent rester fermées pour protéger leur documentation technique. C'est un arbitrage légitime, mais il faut qu'il soit choisi et pas subi.

2. Vos pages répondent-elles à des questions ?

Une IA restitue des passages qui se tiennent seuls, sortis de leur contexte. Une page qui aligne un tableau de caractéristiques ne lui donne rien à reprendre. Une page qui explique dans quel cas on choisit telle référence plutôt que telle autre, avec la réponse dans les premières lignes, lui donne exactement ce qu'elle cherche.

C'est le même travail que celui qui vous fait remonter dans Google, à un détail près : la question doit être posée telle qu'un client la pose, et la réponse doit venir avant l'argumentaire.

3. Votre nom apparaît-il ailleurs que chez vous ?

C'est le facteur le plus déterminant et le plus lent à travailler. Une IA se méfie de ce qu'elle ne peut recouper. Si votre entreprise n'existe que sur son propre site, elle reste une source unique, donc une source faible.

Ce qui compte : les annuaires professionnels de votre branche, les syndicats et fédérations, la presse spécialisée, les fiches fournisseur chez vos distributeurs, les plateformes d'appels d'offres, les organismes de certification. Sur ce dernier point, les PME industrielles ont un avantage qu'elles n'exploitent presque jamais : une certification ou un agrément vous inscrit sur des registres publics que les IA lisent volontiers, parce qu'ils sont fiables et structurés.

Ce qui ne marche pas

Payer pour être cité. Personne ne vend cet emplacement aujourd'hui, et quiconque vous le propose vend autre chose que ce qu'il annonce.

Répéter des mots-clés dans vos pages. C'est une recette de référencement de 2010 qui n'a jamais bien marché et qui ne marche pas du tout ici.

Écrire vos textes avec une IA en espérant lui plaire. Vous produisez alors le texte le plus moyen possible sur votre sujet, c'est-à-dire celui qui n'apporte rien à recouper. Ce qui est cité, ce sont les pages qui contiennent une information que les autres n'ont pas.

Une réserve que je préfère écrire

Ce domaine a deux ans. Nous savons ce qui se corrèle avec les citations, nous ne connaissons pas les mécanismes exacts, et les modèles changent tous les trimestres sans prévenir. La prudence s'impose sur toute méthode présentée comme une science établie, y compris la mienne.

Ce qui me rassure sur les recommandations ci-dessus, c'est qu'aucune n'est spécifique aux IA. Ouvrir son site aux robots, écrire des pages qui répondent à de vraies questions, exister sur des sources tierces fiables : ces trois chantiers servaient déjà le référencement classique et la crédibilité commerciale avant que ChatGPT existe. Si les IA changent de règles demain, vous n'aurez rien perdu.

Les délais

Rouvrir le site aux robots : effet en quelques semaines pour les outils qui vont chercher l'information en direct, comme Perplexity ou le mode recherche de ChatGPT. Beaucoup plus long, et incertain, pour ce que le modèle a mémorisé à l'entraînement.

Les deux autres chantiers se mesurent en mois. Six à douze pour voir bouger la façon dont on parle de vous, et nous le mesurons avec la même grille notée sur cent à chaque relevé, pour que la progression soit lisible plutôt que ressentie.

Vous voulez votre note, mesurée sérieusement ?

Le diagnostic la calcule avec la même grille pour tous. Donnez-nous l'adresse de votre site.

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