Pourquoi votre catalogue ne ressort pas dans Google
Dans la quasi-totalité des cas que nous avons examinés, la cause n'est ni la concurrence ni le budget publicitaire. C'est que le catalogue n'existe pas sous une forme que Google puisse lire, page par page. Quatre cents références rangées dans un PDF, dans un filtre ou dans un tableau qui se déroule ne font pas quatre cents pages : elles en font une seule. Google ne peut proposer que ce qu'il peut adresser.
La plupart des dirigeants que nous rencontrons ont vérifié une chose avant de nous appeler : en tapant le nom de leur entreprise dans Google, ils la trouvent. En première position, souvent. Ils en concluent, logiquement, que le référencement fonctionne.
C'est un piège. Un acheteur qui connaît déjà votre nom n'a pas besoin de Google, il a besoin de votre numéro. Celui qui compte, c'est celui qui ne vous connaît pas et qui tape « fournisseur vanne inox DN50 France ». Et celui-là, dans la grande majorité des cas, ne vous trouvera pas.
Le test qui prend trente secondes
Tapez dans Google : site:votredomaine.fr en remplaçant par votre nom de domaine, sans espace après les deux-points. Google affiche le nombre de pages de votre site qu'il connaît.
Comparez ce nombre à celui de vos références au catalogue. S'il y a un facteur dix entre les deux, vous tenez votre réponse.
Chez un distributeur d'équipements industriels que nous avons diagnostiqué en juin, le catalogue comptait près de quatre cents références. Google en connaissait une trentaine de pages. Le reste du catalogue existait, il était consultable, les clients s'en servaient. Simplement, il n'existait pas pour un moteur de recherche.
Les quatre causes, par ordre de fréquence
1. Le catalogue est un PDF
C'est de loin le cas le plus courant, et le plus compréhensible. Le PDF est le format naturel de l'industrie : il est fidèle à l'impression, il se transmet par courriel, il conserve les schémas et les tableaux de cotes. Vos clients le trouvent pratique et ils ont raison.
Le problème est qu'un catalogue de cent vingt pages en PDF représente une seule adresse pour Google. Il peut le lire, parfois, mais il ne peut pas envoyer un acheteur vers la page 47. Il propose donc rarement ce document, et quand il le propose, l'acheteur atterrit sur une couverture et abandonne.
Ce qu'il faut faire. Gardez le PDF, vos clients y tiennent. Mais faites-en aussi une version en pages, une par famille au minimum, une par référence si le catalogue le justifie. Le PDF devient alors un document à télécharger depuis la page, pas le seul endroit où l'information existe.
2. Le catalogue est derrière un filtre
Vous avez une belle interface avec des cases à cocher : diamètre, matière, pression, certification. L'utilisateur coche, la liste se met à jour sous ses yeux. C'est confortable et c'est moderne.
Sauf que si l'adresse dans la barre du navigateur ne change pas quand on coche, il n'y a toujours qu'une seule page. Google voit la liste par défaut et rien d'autre. Toutes vos combinaisons de filtres, qui correspondent exactement aux recherches que font vos acheteurs, sont invisibles.
Ce qu'il faut faire. Vérifiez que l'adresse change quand vous filtrez. Si elle ne change pas, demandez à votre prestataire de générer une adresse propre par combinaison utile. Toutes ne le sont pas : quinze à trente combinaisons qui correspondent à des demandes réelles valent mieux que dix mille adresses générées automatiquement, qui produisent l'effet inverse.
3. Les fiches existent mais ne disent rien
Chaque référence a bien sa page. Elle contient un titre, un code article, un tableau de caractéristiques et une photo. Aucune phrase.
Un moteur de recherche a besoin de texte pour comprendre à quoi sert un produit et dans quel contexte on l'emploie. Une fiche sans phrase est pour lui une fiche sans contenu. C'est aussi vrai pour les IA, qui citent ce qui répond à une question et ne peuvent rien tirer d'un tableau de cotes.
Ce qu'il faut faire. Cent cinquante à trois cents mots par fiche suffisent : à quoi sert le produit, dans quel type d'installation, ce qui le distingue de la référence voisine, les erreurs de choix fréquentes. Personne n'a le temps de le faire pour quatre cents références d'un coup. Commencez par les vingt qui pèsent le plus dans votre chiffre d'affaires.
4. Les pages existent mais personne ne les relie
Cause moins connue, et souvent la plus rapide à corriger. Google découvre les pages en suivant des liens. Une page vers laquelle rien ne pointe, sinon un plan de site technique, reste au fond de la file d'attente et n'est parfois jamais visitée.
Ce qu'il faut faire. Depuis chaque page de famille, un lien vers les références qu'elle contient. Depuis chaque fiche, un lien vers les produits associés et vers la famille. C'est un travail de gabarit, pas de rédaction, et il se fait en une journée.
Ce que ça ne règle pas
Rendre le catalogue lisible ne suffit pas à vous placer devant vos concurrents. Cela vous rend éligible, c'est tout. Une fois les pages en place, il reste à savoir lesquelles méritent d'être renforcées, et c'est un autre travail, plus long.
Mais l'ordre compte. Tant que les pages n'existent pas, tout le reste, contenus, liens, publicité, travaille sur des fondations absentes. C'est la raison pour laquelle ce chantier arrive presque toujours en tête de nos plans d'action.
Les délais, honnêtement
Une fois les pages créées, Google met en général de deux à huit semaines pour les découvrir et les classer, davantage si votre site est peu visité. Les premiers effets se voient sur les familles qui étaient déjà en deuxième page. Sur l'ensemble du catalogue, comptez six à douze mois.
Méfiez-vous de quiconque vous annonce des résultats en trois semaines sur un catalogue entier. Ce n'est pas ainsi que fonctionne l'indexation, et vous n'avez aucun moyen de l'accélérer en payant plus cher.
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